La peur de grossir ne devrait pas vous empêcher d'arrêter.
C'est l'une des premières raisons qui font repousser l'arrêt du tabac. Elle n'est pas infondée, mais la prise de poids n'a rien d'une fatalité : elle vient surtout de la façon dont on compense le manque. C'est précisément là que l'acupuncture, et au besoin la pharmacopée chinoise, peuvent vous aider.
Deux mécanismes se cumulent. Le premier est physiologique : la nicotine coupe un peu l'appétit et accélère légèrement le métabolisme. À l'arrêt, le corps dépense un peu moins, et l'appétit revient — souvent parce que le goût et l'odorat se réveillent, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Le second pèse beaucoup plus lourd : la compensation. La cigarette rythmait la journée et calmait les tensions. Quand elle disparaît, la main et la bouche cherchent autre chose, le manque crée une nervosité que le sucre apaise un moment, et le grignotage s'installe à la place de la pause cigarette.
Autrement dit, ce n'est pas l'arrêt du tabac qui fait grossir, c'est surtout le manque mal apaisé. C'est là que se situe la marge d'action.
Les points Chiapi agissent sur le besoin physique de nicotine. Moins de manque, c'est moins de nervosité, et donc beaucoup moins de raisons de se tourner vers la nourriture pour se calmer.
Si le bilan montre un appétit qui s'emballe avec le stress, une digestion lente ou une attirance pour le sucré, j'ajoute au protocole des points d'acupuncture traditionnelle qui travaillent sur la sphère digestive et l'équilibre de l'appétit.
Si quelques kilos s'installent malgré tout, ou si les fringales reviennent au bout de quelques semaines, on peut s'en occuper au cabinet, sans attendre.
Je pratique la pharmacopée chinoise en plus de l'acupuncture. Sans se substituer au travail d'un nutritionniste ou d'un diététicien, ces deux outils de la médecine chinoise peuvent répondre à la prise de poids en agissant sur ce qui l'entretient : une digestion paresseuse, une tendance à la rétention d'eau, une fatigue qui pousse à grignoter, un stress qui passe par la bouche.
La pharmacopée n'est pas un coupe-faim. Les formules sont choisies selon votre terrain, après un bilan, et en tenant compte de vos traitements en cours. Elles se prennent sur quelques semaines, en complément des séances d'acupuncture.
Arrêter de fumer, c'est aussi retrouver son souffle — et l'envie de s'en servir. Plutôt que de se lancer d'un coup dans un sport intensif, on peut remettre doucement le corps en mouvement.
C'est ce que propose la barre à terre, un cours collectif issu de la danse, au sol, accessible sans aucune pratique préalable : étirements, gainage, souplesse et mobilité des articulations, au rythme de la respiration. Une heure pour dépenser un peu d'énergie, relâcher les tensions que le sevrage fait monter, et prendre l'habitude d'un rendez-vous avec son corps plutôt qu'avec une cigarette.
Le cours a lieu au cabinet, en fin de semaine, le jeudi ou le vendredi de 12h45 à 13h45 selon le calendrier.
L'acupuncture et la pharmacopée chinoise peuvent répondre à la prise de poids, mais elles ne remplacent pas un suivi nutritionnel. Si vous avez déjà un surpoids important, un diabète ou des troubles du comportement alimentaire, parlez de votre projet d'arrêt à votre médecin : un accompagnement par un diététicien ou un nutritionniste, en parallèle des séances, peut être utile.
Séance d'arrêt du tabac 1h30 · 150 € — séance d'acupuncture ou de pharmacopée 65 €
10, place Sébastopol — 13004 Marseille