Couper le besoin physique de nicotine, et s'occuper de tout ce que l'arrêt met en mouvement.
Vous voulez arrêter de fumer pour votre santé, pour vos proches, pour votre budget ou simplement pour ne plus dépendre d'un paquet ? La méthode Chiapi, issue de la médecine traditionnelle chinoise, rend cette étape plus accessible : elle agit sur le manque physique, pendant que des points d'acupuncture choisis pour vous apaisent le stress et les émotions du sevrage.
Méthode Chiapi et acupuncture traditionnelle · place Sébastopol, Marseille 4ᵉ
La méthode Chiapi s'appuie sur des points d'acupuncture utilisés en médecine traditionnelle chinoise dans l'accompagnement des dépendances. Elle a été adaptée au sevrage tabagique dans les années 1970 et s'est depuis diffusée auprès d'acupuncteurs qui se consacrent à l'arrêt du tabac.
Sa particularité tient à la précision : quelques points situés au niveau du nez, stimulés avec des aiguilles très fines, selon un protocole précis. C'est une technique qui se transmet de praticien à praticien.
Dans les années 1970, la méthode a fait l'objet à Marseille d'un suivi portant sur plus de 1 300 fumeurs. D'après les résultats diffusés depuis par les praticiens de la méthode, environ 6 personnes sur 10 ne fumaient plus trois mois après la séance, et lorsque le besoin revenait, c'était surtout au cours du premier mois — c'est tout l'intérêt de la séance de suivi quand la motivation fléchit.
Ces chiffres sont anciens et n'ont pas été établis avec un groupe de comparaison ; les études plus récentes sur l'acupuncture dans l'arrêt du tabac restent partagées. Ils éclairent l'histoire de la méthode, ils ne sont pas une promesse. Ils rejoignent ce que j'observe au cabinet : la méthode aide beaucoup de personnes, mais elle n'a rien de magique.
Le principe sur lequel repose la méthode est le suivant : la stimulation des points Chiapi favorise la libération d'endorphines, ces substances que le cerveau produit naturellement et qui procurent apaisement et bien-être. Elles prendraient le relais de la nicotine auprès des récepteurs qui la réclament, ce qui fait retomber le besoin physique de fumer.
La plupart des personnes décrivent un grand calme en sortant du cabinet, et une absence de l'envie physique qui les surprend : le moment où elles auraient allumé une cigarette arrive, et le besoin n'est pas là. Il peut rester, les premiers jours, le réflexe — la main qui cherche le paquet, la pause qui semble vide. Ce n'est pas du manque, c'est de l'habitude, et elle s'efface d'autant plus vite qu'on la reconnaît pour ce qu'elle est.
Les avantages recherchés :
Les points Chiapi s'occupent de la nicotine. Or ce qui se joue quand on arrête dépasse la nicotine : la tension qui monte les premiers jours, les émotions que la cigarette tenait à distance, un sommeil qui se dérègle — et, bien souvent, des déséquilibres qui étaient là avant même la première cigarette.
La séance débute donc par un vrai bilan de médecine chinoise, le même que pour n'importe quelle consultation : comment vous dormez, digérez, récupérez ; où se logent les tensions ; ce qui vous pèse en ce moment. L'examen de la langue et la prise des pouls complètent l'entretien. C'est ce bilan qui me fait choisir les aiguilles ajoutées au protocole.
Une même séance associe ainsi le protocole Chiapi, dirigé contre le besoin physique, et une acupuncture traditionnelle sur mesure. Chez l'un, ce sera l'anxiété qui domine ; chez l'autre, une irritabilité qui monte vite, une fatigue de fond, un sommeil léger ou un appétit qui s'emballe dès que le stress monte. Le but est de prendre en charge la personne entière, pas seulement son paquet de cigarettes.
Cette approche relève de ce que la médecine chinoise appelle la thérapie énergétique : rééquilibrer le terrain pour que le corps n'ait plus besoin de la béquille qu'était la cigarette.
Le tabac s'installe dans le quotidien : la cigarette du réveil, celle du café, celle de la voiture, celle qui suit le repas, celle qui calme après une dispute. Pendant le bilan, nous repérons vos moments à risque et nous préparons, ensemble, ce que vous ferez à la place. Mettre des mots sur l'addiction aide à défaire le statut de « doudou » que la cigarette a pris au fil des années.
Je ne remplace ni un psychologue ni un tabacologue. Si votre tabagisme est lié à une souffrance importante, à une dépression ou à d'autres addictions, un accompagnement médical reste nécessaire, et l'acupuncture peut venir en complément. Le service public Tabac Info Service (39 89) propose aussi un soutien gratuit.
Une séance de 1h30 au cabinet de la place Sébastopol, pensée pour être suffisante dans la plupart des cas.
Nous revenons sur votre histoire avec le tabac : depuis quand vous fumez, combien, dans quels moments, ce que vous avez déjà essayé, ce qui vous a fait reprendre. Puis sur votre état général, comme dans toute consultation d'acupuncture : langue, pouls, sommeil, digestion, niveau de stress.
Les points Chiapi, complétés par les points d'acupuncture traditionnelle que le bilan a désignés. Vous êtes allongé, au calme, pendant une trentaine de minutes. Aiguilles stériles à usage unique, plus fines qu'un cheveu : la pose est indolore pour la grande majorité des personnes.
Avant de partir, nous reprenons vos moments à risque et les gestes qui vous aideront à les traverser : respiration, hydratation, nouveaux rituels. Je vous indique aussi, si besoin, quelques points d'acupression à masser vous-même.
Vous pouvez me joindre par SMS dans les jours qui suivent pour faire le point. Si le sevrage génère un stress qui ne redescend pas, une séance complémentaire de suivi vous est proposée.
Fumez normalement jusqu'au jour de la séance, sans chercher à réduire : c'est une rupture nette qui fonctionne le mieux. Écrasez votre dernière cigarette juste avant d'entrer au cabinet, et apportez votre paquet : vous le jetterez à la poubelle, un geste symbolique qui marque l'arrêt.
La peur de grossir retient beaucoup de fumeurs. La nicotine coupe un peu l'appétit et accélère légèrement le métabolisme, mais l'essentiel de la prise de poids vient de la compensation : le grignotage qui prend la place de la cigarette.
En apaisant le manque, la méthode Chiapi retire la principale cause de ce grignotage. Pendant la séance, j'ajoute si besoin des points qui régulent l'appétit et la digestion ; et lorsque la prise de poids s'installe malgré tout, l'acupuncture et la pharmacopée chinoise peuvent prendre le relais dans les semaines qui suivent.
Ce site a longtemps présenté une offre associant acupuncture et hypnose. Je ne pratique pas l'hypnose : je travaille uniquement avec les aiguilles. Voici ce qui distingue les deux approches, pour vous aider à choisir en connaissance de cause.
L'hypnothérapie s'adresse avant tout à la part psychologique et comportementale de la dépendance. Dans un état de conscience modifiée, proche de la rêverie, le thérapeute travaille avec des suggestions sur les automatismes et les associations — la cigarette et le café, la cigarette et le stress.
Elle se déroule généralement en plusieurs séances et suppose une certaine réceptivité à l'état hypnotique.
L'acupuncture agit par la stimulation physique de points précis. Avec la méthode Chiapi, elle vise directement le manque de nicotine, ce qui est son point fort : on n'a pas à lutter contre le besoin physique pendant les premiers jours.
La part psychique est prise en charge par l'acupuncture traditionnelle, par le bilan et par les repères que nous construisons ensemble. Elle ne demande aucune réceptivité particulière : les points agissent, que l'on y croie ou non.
Les deux approches ne s'excluent pas. Si vous avez déjà eu une bonne expérience de l'hypnose, vous pouvez la mener en parallèle auprès d'un hypnothérapeute, avant ou après votre séance d'acupuncture. Dites-le moi pendant le bilan.
Dès la dernière cigarette écrasée, l'organisme commence à se réparer. Les repères ci-dessous sont ceux que diffusent les autorités de santé.
Et il y a tout ce que les chiffres ne disent pas : l'argent économisé — plusieurs milliers d'euros par an pour un paquet quotidien —, les vêtements et les cheveux qui ne sentent plus la fumée, les escaliers qu'on monte sans s'essouffler, et surtout le sentiment de ne plus dépendre de rien.
À la fin de la séance, je vous donne une série de conseils à suivre pour les jours et les semaines qui suivent. En voici l'esprit :
1h30 — bilan, points Chiapi et acupuncture adaptée à votre terrain.
Pour consolider ou travailler le stress que l'arrêt génère. Proposée au cas par cas.
Carte bancaire, espèces, chèque ou virement. Facture nominative remise à chaque séance pour votre mutuelle — certaines prennent en charge une partie des séances selon votre contrat. Non conventionné Sécurité sociale. Tous les détails.
Comment l'acupuncture agit-elle sur la dépendance, que disent les études, quels points sont utilisés ? Ces questions sont traitées en détail dans l'article Arrêter de fumer par acupuncture : la méthode Chiapi sur le blog du Centre d'Acupuncture Sébastopol.
Séance de 1h30 · 150 € · 10, place Sébastopol — 13004 Marseille
Dites-moi simplement par SMS depuis combien de temps vous fumez et ce que vous avez déjà essayé.